dimanche 13 décembre 2015

Stage de survie familial - 16 et 17 Avril 2016


Bande-annonce du stage familial 2016



[TEST] The Friendly Swede - Grenade kit de survie

Un kit de survie emballé dans une grenade de paracorde ? Pourquoi pas si l'ensemble des outils est de bonne qualité...


À mon humble avis :

"L'idée d'emballer des outils de survie dans de la paracorde me paraît assez saugrenue dans la mesure où pour espérer "survivre" il vous faudra vous entraîner. Ainsi il faudra obligatoirement défaire votre belle grenade pour accéder aux outils. Néanmoins, il suffira de se procurer une petite boîte en métal pour stocker l'ensemble des items qui sont de bonne qualité."

mercredi 9 décembre 2015

Nature Aventure Survie : Le Podcast - épisode 12 - Tristan Gooley (1/2)

En survie et en Bushcraft, on peut utiliser des cartes et une boussole pour s'orienter. Les plus modernes d'entre nous se réfugient sur leur smartphone ou leur GPS mais beaucoup de gens ignorent qu'en observant les plantes et notre environnement, nous pouvons très simplement retrouver notre chemin.



Tristan Gooley est reconnu mondialement comme "The Natural Navigator", auteur de quelques ouvrages sur le sujet, il a participé à quelques émissions pour la BBC.



Intervenant : Tristan Gooley
Spécialité : Navigation naturelle
Localisation : Royaume Uni

NB : Vous trouverez ci-dessous une version de l'interview traduite. Merci de comprendre qu'il s'agit d'un lourd travail et qu'il me faudra du temps pour publier le prochain épisode.





ENGLISH VERSION

vendredi 4 décembre 2015

Une couronne de Noël Bushcraft et gratuite !

Pour les fêtes de fin d'année, voici une petite réalisation très simple et qui ne coûte pas un centime. À partir de lianes et de plants sempervirents, vous pourrez réaliser facilement une couronne de Noël pour décorer votre porte ou donner un air festif à votre intérieur.


TUTORIEL VIDÉO






Joyeuses fêtes !

dimanche 29 novembre 2015

[TEST] The Friendly Swede - Bracelet de paracorde avec firesteel

Grande mode dans le domaine de la "survie" pour leur look tactique, les bracelets de paracorde se déclinent dans toutes les couleurs et avec tous les accessoires possibles.

Celui qui sera testé ici est noir et dispose d'un firesteel, la formule est-elle bonne ?



À mon humble avis :
"Un bracelet de paracorde, c'est avant tout... de la paracorde ! Elle servira à construire un abri, à fabriquer divers objets, des pièges, etc... Cependant pour utiliser cette paracorde, il va falloir sacrifier votre nouveau joujou. Pour s'entraîner à l'utilisation du mini-couteau aussi... Et admettons qu'à 7-8€ le bracelet, on aura du mal à le désosser dès la réception... Quel intérêt alors de se balader avec ce bracelet (pas franchement élégant) si c'est pour rechigner à l'utiliser ?"

mercredi 25 novembre 2015

Les Plantes Bushcraft - épisode 3 - Le Plantain

Difficile de résumer en moins de deux minutes la panacée que représente le plantain. On s'intéresse ici au Plantain majeur (Plantago major), le plus répandu dans nos contrées. Il partage ses vertus avec ses camarades (Plantago lanceolata, Plantago coronopus...).

Episode 3 - Le Plantain


Recette de risotto au plantain (testée et approuvée) sur le site lacuisine-sauvage.org

dimanche 22 novembre 2015

[TEST] The Friendly Swede - Ceintures de sport

Pour ceux qui apprécient la nature jusque dans leur pratique du sport, la course à pied s'impose comme une activité simple et satisfaisante.

Les ceintures de sport de la marque Friendly Swede proposent une bande élastique avec deux poches extensibles et imperméables pour y ranger des clés, un smartphone ou du ravitaillement.


À mon humble avis :
"Concept intéressant pour ceux qui déplorent comme moi que de trop nombreux vêtements de sport ne possèdent aucune poche zippée. Plus confortable qu'un brassard pour y ranger un Mp3 ou smartphone, on peut également y ranger un simple trousseau de clés ou des fruits secs.

Ne courant qu'avec mes clés, je n'en ai l'utilité que pour sécuriser le trousseau dans une poche fermée. Les plus connectés apprécieront d'y ranger leur portable ou baladeur. Ces ceintures sont vendues par deux ce qui vous permet de vous motiver avec un partenaire ou votre dulcinée ;-) "

dimanche 8 novembre 2015

[TEST] The Friendly Swede - Barres de magnésium / Firesteel

La marque Suédoise de matériel sportif et outdoors "The Friendly Swede" m'a contacté pour effectuer des tests de leurs outils labellisés "Survie".

N'étant pas adepte de ce type de matos (un couteau et un firesteel ça suffit, selon moi, pour débuter), je vais effectuer les tests le plus honnêtement possible et vous faire gagner les outils qui auront survécu sur la page Facebook "Nature Aventure Survie" :-)

Voici le premier test : Les barres de magnésium.


À mon humble avis :

"C'est un produit intéressant pour un prix que je trouve modique.

Combien d'utilisations sont possibles ? Tout dépend de la quantité de magnésium utilisée à chaque fois. Pour réussir facilement son départ de feu, il faut grosso-modo l'équivalent d'une cuillère à soupe. On peut en utiliser moins si l'on connait déjà les ressources naturelles qui prennent bien. On peut ne pas utiliser de magnésium du tout lorsque l'on maîtrise bien la question des allumes-feux naturels. Au final, je pense que l'on peut atteindre facilement la centaine d'utilisation.

Le firesteel est de bonne qualité, projette de bonnes étincelles avec le grattoir fourni qui est bien acéré. On pourra donc également utiliser cet outil pour allumer de l'écorce de bouleau, des feather-sticks, etc...

Pour débuter, c'est un objet intéressant car on a sur soi un moyen de projeter des étincelles et de l'allume-feu à disposition. Le fait que l'on puisse avoir 3 barres de magnésium pour moins de 10€ est aussi un critère qui me fait recommander ce produit pour tout pratiquant de Bushcraft qui a besoin d'un initiateur de feu."

La boutique "The Friendly Swede" n'est disponible, pour le moment, que sur Amazon.fr.


mercredi 4 novembre 2015

Nature Aventure Survie : Le Podcast - épisode 11 - Volwest (2/2)

Dernière partie de l'entretien avec "le survivaliste" Volwest qui poursuit sa description de la quête d'indépendance relative au mouvement du survivalisme.


Volwest fait tomber quelques mythes sur le survivalisme au-travers de sa chaîne Youtube et de son blog. Il nous a fait le plaisir de nous accorder une interview pour le podcast "Nature Aventure Survie".


Intervenant : Volwest
Spécialité : Survivalisme
Localisation : États Unis
Site web : http://lesurvivaliste.blogspot.fr/

dimanche 1 novembre 2015

Reconnaissance en Navigation Naturelle pour "Nature Aventure Survie"

La Navigation Naturelle est l'art ancestral de retrouver son chemin en utilisant les indices de la nature tels que le soleil, la lune, les étoiles, le temps, les différents types de terrain, la mer, les plantes et même les animaux.

Il est possible de naviguer naturellement dans les terres, en mer ou même dans les airs. L'approche du Britannique Tristan Gooley, connu comme "The Natural Navigator" à l'échelle mondiale, est unique car il n'en fait pas une compétence de survie mais comme un moyen d'enrichir n'importe quel balade dans la nature et permet de se reconnecter avec le monde qui nous entoure.

The Natural Navigator : Tristan Gooley

Heureusement, très peu d'entre nous sont susceptibles de se retrouver dans une situation de survie mais nous passons beaucoup de temps dehors. Ce temps peut devenir fascinant si l'on prend soin de lâcher des yeux nos GPS, nos cartes et nos boussoles et si nous nous posons la simple question : "Dans quelle direction est-ce que je regarde ?".

Liste des formations de Navigation Naturelle à l'international

Alban Cambe, via Nature Aventure Survie, est désormais reconnu par Tristan Gooley comme formateur Français de Navigation Naturelle. Des modules d'initiation sont implémentés dans les stages et les sorties, n'hésitez pas à prendre contact.

mercredi 28 octobre 2015

Nature Aventure Survie : Le Podcast - épisode 10 - Volwest (1/2)

Il est un domaine attenant à la survie qui est encore méconnu et fait malheureusement peur à beaucoup de monde : le survivalisme. Les caricatures de survivalistes terrés dans des bunkers et armés jusqu'aux dents sont légion mais qu'en est-il de la réalité ?



Volwest fait tomber quelques mythes sur le survivalisme au-travers de sa chaîne Youtube et de son blog. Il nous a fait le plaisir de nous accorder une interview pour le podcast "Nature Aventure Survie".


Intervenant : Volwest
Spécialité : Survivalisme
Localisation : États Unis
Site web : http://lesurvivaliste.blogspot.fr/

vendredi 9 octobre 2015

Websérie : les plantes Bushcraft

C'est avec grand plaisir que je vous propose désormais quelques nouvelles vidéos sur la chaîne Youtube "Nature Aventure Survie" (qui était limitée à mes activités en classe lors des clubs scientifiques / survie).

Le Bushcraft étant un formidable vecteur d'apprentissage sur les ressources naturelles, vous pourrez découvrir régulièrement des vidéos sur les plantes que je considère utiles (comestibles, médicinales, aidant à l'orientation ou pouvant servir à confectionner des objets...).

Cette série "Les plantes Bushcraft" a été réalisée dans le but de faciliter l'identification des plantes sauvages à un public de non-botanistes. J'espère que les méthodes de détermination simplifiées que je vous proposerai vous aideront à progresser dans la connaissance des ressources de notre environnement.

Vidéo d'introduction


Épisode 1 - La Chélidoine

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, rendez-vous sur la page Facebook "Nature Aventure Survie" !

mercredi 7 octobre 2015

Nature Aventure Survie : Le Podcast - épisode 9 - Laurence Talleux (2/2)

Que ce soit pour fabriquer des objets, se nourrir ou se soigner, lorsque l'on découvre le Bushcraft, on doit vite se confronter à la reconnaissance des plantes sauvages dans l'espoir de les utiliser.


Hildegarde Laurence Talleux anime depuis plusieurs années des sorties centrées autour de l'usage des plantes sauvages, elle a également fondé le forum http://les-mauvaises-herbes.forumactif.com et intervient au cours des stages Buschraft à l'EVSF (École de Vie et Survie en Forêt).



Intervenant : Hildegarde Laurence Talleux
Profession : Monitrice de vie sauvage
Localisation : France
Forum : http://les-mauvaises-herbes.forumactif.com



Retrouvez très bientôt une série de vidéo à propos des plantes "Bushcraft" sur la chaîne Youtube de Nature Aventure Survie :

mardi 29 septembre 2015

Nature Aventure Survie : Le podcast - Épisode 8 - Laurence Talleux (1/2)

Que ce soit pour fabriquer des objets, se nourrir ou se soigner, lorsque l'on découvre le Bushcraft, on doit vite se confronter à la reconnaissance des plantes sauvages dans l'espoir de les utiliser.


Hildegarde Laurence Talleux anime depuis plusieurs années des sorties centrées autour de l'usage des plantes sauvages, elle a également fondé le forum http://les-mauvaises-herbes.forumactif.com et intervient au cours des stages Buschraft à l'EVSF (École de Vie et Survie en Forêt).



Intervenant : Hildegarde Laurence Talleux
Profession : Monitrice de vie sauvage
Localisation : France
Forum : http://les-mauvaises-herbes.forumactif.com



lundi 21 septembre 2015

Formation S.C.A.R.S (niveau 1&2) validée

Pas très Bushcraft mais pourtant faisant partie de la survie, le tir de défense commence à émerger en France. J'ai eu l'occasion d'assister à un stage de 2 jours, voici un petit compte-rendu.

Les 12 et 13 septembre derniers se tenait, en partenariat avec Défenses-Tactiques, une formation de niveau 1&2 à la méthode SCARS (Special Combat And Responses Shooting) animé par l'équipe de la Breizh Team Formation.

Elle est belle cette affiche non ? C'est moi qui l'ai faite (histoire de me la péter)!

L'objectif de la méthode SCARS est de fournir un tir dynamique face à une situation d'agression nécessitant l'usage d'une arme de poing. Pour la formation, les tirs ont été effectués au calibre 9mm. On ne rigole plus.

ACDC
Premiers modules (et non des moindres) : les règles de sécurité.
Désacralisation totale de ce qu'est une arme de poing, pour un néophyte, le contact avec cet objet "de mort" est déroutant, mains moites, certains blêmissent alors que les armes sont à vide. Pourtant, avec beaucoup de pédagogie et d'exemples, les instructeurs font vite prendre en compte qu'un tel objet inanimé, même chargé, n'est pas dangereux en soi. Un pistolet chargé posé sur une table de cuisine ne tirera pas tout seul. Seul son utilisateur représente une potentielle menace, c'est pour cela que l'on en vient vite à la règle AC/DC.

Les règles de sécurité et notamment ACDC ©Alban Cambe



Tirs dans toutes les positions
Avant de pouvoir tirer, de nombreuses répétitions à l'aide de répliques en plastique (Blue-gun) pour assimiler les différentes positions de tir. Manipulations de bases avec des armes à vide (mise en fonctionnement, mise en sécurité).

Travail sur la tenue de l'arme et les positions de tir ©Spixiz


Beaucoup d'informations, de manipulations à retenir. La première journée assomme beaucoup de compères qui montreront pourtant, dès le lendemain, une assurance nouvelle.
Positions pré-dégainée, contact, protection, engagement, debout, à genoux, à plat ventre... Aux tirs dans différentes positions s'ajoutent les tirs en mouvement. Différentes stratégies également : doublette, drill d'échec, cibles multiples.

Debout / à genoux / allongé... ©Spixiz

Enfin, pour faire face à tout incident de tir, des gestes techniques ont été dispensés (Tap Rack), des rechargements (tactique ou d'urgence).

Exercice de tir récapitulatif ©Ewaydrone

Le fonctionnement de l'arme a été acquis avec une rapidité surprenante et tout ça dans des conditions de sécurité optimales.

Des modules tactiques
Traiter l'urgence dans l'urgence, faire les bons choix sous pression, c'est tout le sujet de la partie "premiers secours" dispensée par JC. Des scénarios ludiques qui permettent de se confronter à la prise de décision et d'éprouver la communication au sein d'un groupe.

Module premiers secours animé par JC ©Spixiz

Une partie stratégique vient s'ajouter avec les passages d'angles (comment passer une porte sans s'exposer) et du travail par groupe (communication, prise de décision).

Passages d'angles et coordination en équipe ©Spixiz

Enfin les tirs d'évaluation récapitulent l'ensemble des positions, techniques, mouvements et manipulations abordées durant le week-end.

Une superbe équipe et une ambiance au top ! ©Spixiz


C'est par un stage validé (tant au niveau du tir en lui-même qu'au niveau des règles de sécurité) que je termine ce week-end. Grâce à la pédagogie déployée par les intervenants, les tirs n'ont rien eu de jubilatoire ("oh ouais je vais jouer à Hollywood !") mais la crainte macabre d'avoir un objet dangereux entre les mains a totalement disparu. Un gain d'assurance, de conscience et de responsabilité qui s'est fait en moins de deux jours et qui prouve le sérieux du travail proposé par la Breizh Team Formation.

Formation validée !
En compagnie de Fabien (gauche), JC et Laurent (droite) ©Alban Cambe


Un grand merci à la Breizh Team Formation (ici représentée par Fabien, Laurent et JC) pour son professionnalisme, sa pédagogie et sa bonne humeur ! Merci à Spixiz pour les photos et à Ewaydrone pour les vidéos du stage.



mercredi 16 septembre 2015

7 choses fondamentales que savaient faire nos aïeuls

Chasser / Élever / Préparer
L'image de l'homme préhistorique armé de sa lance en silex a la peau dure ! Pourtant, nos grand-parents avaient également pour habitude de prélever de la viande dans leur environnement. La chasse "de loisir" a remplacé la chasse par nécessité. Précisons également que le chasseur d'antan ne pouvait compter que sur ses capacités de pistage pour retrouver la trace des animaux qu'il convoitait.

Le pistage réserve parfois de jolies surprises (© Alban Cambe)

La chasse et le piégeage nécessitent désormais des autorisations, c'est peut-être la raison pour laquelle ces activités se font de plus en plus rares.

Sans avoir à courir après un lièvre ou un sanglier, l'élevage est aussi une tradition. Mes grand-parents possédaient des clapiers à lapin, des poules, des cailles... Un élevage à dimension familiale peut fournir des oeufs, les poules mangent un grand nombre de déchets de cuisine. C'est tout bénef !

illustration issue de "US Army Survival Handbook"

Vient ensuite le moment tant redouté. Nous comprenons bien qu'il existe une étape obscure entre la jolie petite poule qui gambade dans la basse cour et le poulet doré qui sort de la rôtisserie...
Mais nous sommes bien peu nombreux à pouvoir faire le lien. À quoi bon attraper un écureuil ou un lapin si l'on est incapable de le préparer correctement ?

L'étape la plus repoussante pour beaucoup reste la mise à mort, on préférera bien sûr une méthode rapide et sans douleur mais il reste encore un gros travail... Plumer un oiseau, enlever la peau et vider son animal sont des étapes capitales. Un animal mal éviscéré peut être rendu impropre à la consommation en raison de la contamination bactérienne issue des entrailles... Et en situation de survie, on aimerait éviter de chopper la tourista...

Bien entendu toute ces compétences peuvent être transposées au milieu aquatique et aux poissons.


Cueillir
J'ai débuté le Bushcraft tout gamin. Je devais avoir 8 ans et lors d'une balade, ma grand-mère, une femme modeste n'ayant appris le Français qu'à 15 ans et ayant vite quitté l'école, se mettait à ramasser des plantes par-ci par-là. Elle m'a transmis le "virus" en me mettant dans la bouche une tige crénelée rougeâtre au goût acidulé rappelant la myrtille. Des années plus tard j'apprendrai qu'il s'agissait de Rumex et je serai enfin capable de la reconnaître à coup sûr.

De l'ail des ours, à ne pas confondre avec le muguet (© Alban Cambe)

Tout ça pour dire que nos aïeuls, qui n'avaient pas fait de grandes études, qui ne pensaient pas maîtriser tout le savoir du monde via l'internet, étaient des naturalistes accomplis. Connaître les arbres, les plantes courantes, les espèces comestibles, médicinales ou les champignons étaient des connaissances communes, pas besoin de stage ou de prof pour ça... L'image ci-dessous résume clairement le décalage complet entre le réel et le virtuel de notre société...






Cultiver
En lien avec les plantes utiles et comestibles. Si une plante montrait une valeur quelconque, nos ancêtres pouvaient décider de la domestiquer. C'est ce qu'il s'est passé avec tous les légumes que nous connaissons aujourd'hui. Cette sélection agronomique va tendre à ne conserver que les plants les plus vigoureux et les plus faciles à entretenir. On passe ainsi de la carotte sauvage à la carotte que nous connaissons tous...

Mais au-delà de la volonté de produire toujours plus, il y a encore 50 ans, on produisait tout court. Les potagers étaient remplis de plants issus de la culture locale. Le voisin possède des tomates ? Je peux aller lui demander quelques graines ! Le fait de replanter au même endroit des générations de plants entretient et développe l'adaptation de ces derniers pour leur milieu. On se retrouve avec des semences et des variétés adaptées aux conditions locales, capables de pousser en plein cagnard sans apport d'eau. Et cela nous surprend ! Les gens sont émerveillés par le travail de Pascal Poot, ce maraîcher autonome qui a refusé d'acheter des graines dans la grande distribution, comme nos anciens. À découvrir dans le reportage ci-dessous...

Des légumes sans eau ? Le travail de Pascal Poot au JT de France 2

La sélection se fait d'elle-même, pas besoin de produits chimiques, juste de l'huile de coude et de la patience ! Et puis pas besoin d'un jardin immense, il est tout à fait possible de cultiver sur son balcon...

Quelques patates du balcon. (© Alban Cambe)



Bricoler / Fabriquer
Nombre de petits tracas de la vie quotidienne peuvent être résolus avec un peu de temps et d'huile de coude. De nos jours, par manque de temps et par le vice de certaines conceptions, on ne prend plus le temps de réparer ou alors on délègue cette tâche.
L'obsolescence programmée et le design de certains appareils les rendent impossibles à bricoler par soi-même mais certains outils ou objets simples pourraient se voir offrir une seconde jeunesse si seulement on prenait le temps.

Premier test d'une hache au manche rénové (© Alban Cambe)

Exemple tout bête : cette hache qui appartenait à mon grand-père. Si l'on prête attention à sa conception, on remarque bien vite que le manche peut facilement être remplacé, c'est ce que j'ai fait. L'outil était couvert de rouille mais toujours solide, seul le bois avait un peu pourri et un jeu s'était créé. En un après-midi, je me retrouve avec un nouvel outil Bushcraft parfaitement fonctionnel.

Cuillère taillée dans du bois de bouleau (© Alban Cambe)

J'ai également ajouté "Fabriquer" car pour celui qui s'interroge sur l'innocuité des plastiques alimentaires, les ustensiles de cuisine peuvent poser de sérieux problèmes... Vous aimez le Bushcraft ? Alors foutez tout à la poubelle et remplacez vos spatules, cuillères et louches par des objets que vous aurez fabriqués ! On peut même faire des tasses ou des bols en bois que diable ! Petite fierté que de cuisiner avec des objets créés par vos petites mimines.

Se défendre
On touche là à un sujet sensible. "N'agissez pas seul", "appelez le numéro vert"...  Les téléphones portables sont des outils formidables mais ne seront jamais des policiers miniatures prêt à surgir de votre poche en cas de soucis.

Lorsque le voisin avait un peu trop picolé et qu'il venait casser les pieds de l'un de vos ancêtres, il est fort peu probable que ce dernier ait attendu l'arrivée de la maréchaussée pour repousser le malotru, a fortiori à la campagne...

Nos ancêtres devaient régler des problèmes en urgence et nous avons perdu cette réactivité. Il va falloir comprendre à nouveau que le citoyen est le premier concerné par sa sécurité et qu'il ne peut déléguer le maintien de celle-ci à personne d'autre qu'à lui-même.
Garder à l'esprit le proverbe :
"Si vis pacem para bellum"
"Si tu veux la paix, prépare la guerre"

Les bien-pensants peuvent avoir quelques problème avec cela mais comprenons-nous bien, les préparations à la self-défense doivent se faire dans un cadre réaliste, respectueux de la loi et avec l'espoir que cette apprentissage n'aura jamais à être utilisé !

Construire un feu
Première étape qui devrait être obligatoire dans tout stage de survie : allumer un feu avec une seule allumette. Oui ça parait stupide, alors sortez et essayez. L'année dernière, le constat était net : 8 groupes, un paquet de 50 allumettes vidé, un seul groupe a réussi du premier coup (un ancien en faisait partie, coïncidence ?). Et encore, il ne pleuvait pas. Sachant que les allumettes que nous connaissons aujourd'hui (produisant une flamme par friction) ne date que du début du XIXème siècle, cela force le respect.

Feu par friction (© Alban Cambe)


Nos aïeuls possédaient des cheminées ou des poêles au sein desquels ils conservaient des braises en permanence. La production d'une flamme se faisait alors par étape (battre le briquet à silex ou engager une technique de friction pour produire une petite braise et la transformer en flammes via un nid d'allumes-feux). On comprend la difficulté de rallumer un feu éteint et un mesure alors l'importance de conserver des braises qui seront aptes à produire un nouveau foyer.

Braises (© Alban Cambe)

C'était une simple stratégie pour se faciliter la reprise de feu mais il fallait également maîtriser la construction du foyer. De nos jours, le feu au sein d'une habitation représente un danger potentiel mais nous oublions alors de l'apprivoiser. Les débutants doivent se focaliser, à mon humble avis, non pas sur l'allumage (qui reste assez aisé au firesteel) mais sur l'édification du foyer. Ceci implique de bien connaître les propriétés du bois, de ne pas étouffer ses flammes et d'entretenir son feu de manière régulière.

Combien de débutants ont été frustrés par l'extinction d'un feu si durement allumé ? Cela fait partie de l'apprentissage, c'est pour cela que l'on n'oublie pas son briquet moderne en sortie Bushcraft !

Mettre au monde
En Juin 2015, Amber Pangborn donne naissance à un bébé alors qu'elle est perdue en forêt. Elle survivra durant 3 jours toute seule avec son enfant avant que les secours n'arrivent, alertés par le feu de forêt initié par la jeune maman en détresse.



Sans assistance d'un médecin, dans des conditions d'hygiène pas toujours maximales, nos ancêtres se débrouillaient pourtant pour perpétuer l'espèce. De nos jours, il est bien rare qu'un accouchement se produise hors cadre médicalisé mais ce sont toujours les bons réflexes des intervenants qui assurent la survie du bébé et de la mère. Si nous sommes présents aujourd'hui, nous le devons à nos aïeuls qui maîtrisaient la mise au monde parfois au risque de voir la mère y laisser sa vie.

Parmi ces talents "primitifs", combien sont maîtrisés par l'homme moderne ? Si le Bushcraft prône le retour à la nature, on pourrait aussi vanter le retour aux fondamentaux.

jeudi 10 septembre 2015

Nature Aventure Survie : Le podcast - Épisode 7 - Jean Luc Rieu (2/2)

Les techniques de Bushcraft pratiquées aujourd'hui en tant que loisirs étaient cruciales pour la survie de nos ancêtres. Faisons connaissance avec ces derniers avec l'aide d'un spécialiste de la préhistoire.


Fin d'entretien avec Jean Luc Rieu du musée de la préhistoire d'île de France et fondateur du forum paleobox, cette dernière partie est surtout consacrée aux méthodes d'allumage et à l'histoire du feu, cette découverte déterminante pour l'évolution des hommes.



Intervenant : Jean Luc Rieu
Profession : Responsable du service des publics au musée de Préhistoire d'Île-de-France
Localisation : Nemours, France
Forum : Paleobox


mercredi 2 septembre 2015

Nature Aventure Survie : Le podcast - Épisode 6 - Jean Luc Rieu (1/2)

Les techniques de Bushcraft pratiquées aujourd'hui en tant que loisirs étaient cruciales pour la survie de nos ancêtres. Faisons connaissance avec ces derniers avec l'aide d'un spécialiste de la préhistoire.


Qui sont les premiers "hommes", en quoi l'utilisation d'outils et la maîtrise du feu a pu être un atout pour le développement de la lignée humaine ? Jean Luc Rieu du musée de la préhistoire d'île de France et fondateur du forum paleobox, répond à toutes ces questions scientifiques.



Intervenant : Jean Luc Rieu
Profession : Responsable du service des publics au musée de Préhistoire d'Île-de-France
Localisation : Nemours, France
Forum : Paleobox


jeudi 27 août 2015

Comment les Viking naviguaient-ils ?

Sans aucun instrument de navigation moderne, les Viking lisaient les signes de leur environnement pour s'orienter, traverser les mers et découvrir de nouveaux territoires.

Comment des gens qui nous apparaissent comme des sauvages sanguinaires ont-ils pu traverser l'Atlantique et découvrir l'Amérique quelques siècles avant Christophe Colomb ?


Vaisseau Ottar (crédit : Viking Ship Museum, Roskilde)

On leur prête un caractère grossier, bête et méchant mais ils possédaient une somme de connaissances phénoménales sur leur environnement et une réelle compréhension des signes qu'ils observaient.

Ils connaissaient le concept de Nord / Sud / Est / Ouest grâce à la position du soleil, aujourd'hui ces notions renvoient plutôt au magnétisme terrestre (et donc à nos boussoles). Le soleil, la lune et les étoiles étaient ainsi des éléments clés pour déterminer leurs routes maritimes. Mais comment faisaient-ils par temps nuageux ou brumeux ? Une erreur minime de quelques degrés peut amener les navigateurs à dévier de leur course drastiquement et à se perdre... Pour cette raison, les Viking gardaient un oeil sur les reliefs le long des côtes. Un rocher d'une forme originale, une colline reconnaissable fournissaient quelques indices sur leur localisation.

La transmission par le chant

Sans carte maritime ni description écrite, les voyageurs Viking transmettaient leurs informations par des chants narratifs. Certains ont été retranscrits dans des manuscrits médiévaux (tel que "Hauksbók") :

"Depuis Herman en Norvège,
dirige-toi vers l'Ouest vers Hvarf au Groenland,
tu auras navigué au Nord de Hjaltland [actuellement les îles Shetland],
et tu les apercevra par temps clair,
mais tu devras être au Sud des îles Féroé,
de sorte que l'horizon soit juste entre deux montagnes,
tu iras donc au Sud de l'Islande."


Une route maritime Viking (crédit : Alban Cambe)

En d'autres mots, ils voyageaient depuis Hennø en Norvège vers l'Ouest (vers le Groenland) et passaient entre les îles Shetland et Féroés puis bifurquaient vers le Sud de l'Islande.

Les oiseaux et les baleines pour se diriger

En naviguant, les Vikings utilisaient la vie sauvage pour s'orienter. Les oiseaux sont particulièrement utiles dans la mesure où certaines espèces ne s'éloignent jamais des côtes. Par exemple, une fois passés à côté des îles Féroés, ils attendaient de repérer certains oiseaux terrestres en tant que signe qu'ils s'approchaient de l'Islande.

Les baleines quant à elles restent à proximité des courants marins où le poisson abonde. En connaissant les zones de vie des Cétacés, les Vikings parvenaient à déterminer leur position par rapport aux territoires connus.

L'utilisation des 5 sens

Une hypothèse quasi-acceptée à l'heure actuelle est que les Vikings utilisaient leurs sens pour naviguer (en dehors de la vue bien entendu).

L'ouïe : Par temps brumeux, les navigateurs sont capables d'entendre la terre à proximité. Les cris des oiseaux, le son des vagues qui s'échouent sur la côte.

Le toucher : La sensation du vent sur les visages pour déterminer des variations d'orientation et de vitesse. Les brises côtières sont ainsi reconnaissables, l'orientation et la puissance des vagues pouvaient également être utilisées. Dans la mesure où les côtes peuvent renvoyer vers l'horizon les vents et les vagues, un navigateur aguerri pouvait extraire énormément d'informations par ses sensations.

Le goût : l'un des seuls instruments de navigation Viking était un fil à plomb qui servait à déterminer la profondeur des eaux. En touchant le fond, il collectait un petit échantillon des sédiments au fond de la mer, cet échantillon pouvait être goûté. Des variations de salinité pouvaient indiquer la proximité d'un fleuve (eau douce) se jetant dans la mer.

L'odorat : Les marins sont capables de sentir la proximité de la côte. Dans des conditions humides, l'odorat humain est capable de détecter à plus grande distance l'odeur des arbres, des arbres et du feu.

La pierre de soleil comme outil de navigation ?

Une hypothèse très discutée pour expliquer les voyages Vikings est celle de l'utilisation de la "sólarsteinn" ou pierre de soleil. Ce morceau de calcite translucide permet la polarisation de la lumière et révèle la position du soleil même par temps brumeux. Il en est fait référence dans des textes médiévaux en Islande mais son utilisation est encore hypothétique quoi que favorablement considérée par la communauté scientifique.


Rhomboèdre de calcite (crédit : ArniEin)

Les expériences d'Albert Le Floch et Guy Ropars (université de Rennes) ont montré que des volontaires informés des principes de fonctionnement pouvaient s'orienter avec une précision de l'ordre du degré.


Double réfraction de la calcite (crédit : Cs California)


La "pierre" de calcite divise la lumière solaire (même cachée derrière un voile nuageux) en deux points lumineux. Lorsque ces deux points ont la même luminosité, cela signifie que le navigateur fait face à la source lumineuse, le soleil.

La découverte de l'Amérique

D'après "Graenlendinga saga", l'Amérique fut découverte par les Vikings en l'an 996 après JC.

Ce document historique relate le voyage de Bjarni Herjolfsson qui est considéré comme le premier Européen à fouler le sol du continent Nord Américain. Son but premier était de rejoindre son père au Groenland... Après avoir subi plusieurs jours de mauvais temps, le vaisseau de Bjarni a été dérouté.


Le voyage de Herjolfsson (illustration de Mette Friis Mikkelsen)


À la suite de ses efforts, il tente de mettre à nouveau cap vers l'Ouest et parvient à un terre bien plus fertile que le Groenland qu'on lui a décrit. Ce n'est qu'après avoir repris la mer avec son équipage, bataillant pour rejoindre le Nord, qu'il retrouvera le Groenland et son père.

Loin d'être félicité pour sa découverte, il sera plutôt moqué pour avoir raté sa course ! Après la mort de son père, il transmettra ses connaissances sur ce continent inexploré et rentrera chez lui en Norvège. Leif Eriksson montera sa propre expédition (décrite dans "La saga d'Erik Le Rouge") et retournera en Amérique en 1002 où il trouvera en abondance des baies et des raisins, il baptisera cette terre "Wineland" (la terre de la vigne ou du vin) pourtant bien loin de la France !


Les voyages Vikings (crédit : Encyclopédie Britannica)

Les traces de métaux forgés retrouvés sur les côtes du Canada attestent d'une première "colonisation" du continent par les Viking qui ont probablement entretenu des relations commerciales avec les Amérindiens.

De tels voyages sans autre instrument que les connaissances naturelles nous semblent aujourd'hui quasi-impossibles. L'archéologie expérimentale vise à reproduire certaines routes Viking et l'on cherche encore quels sont les moyens d'orientation qui ont été utilisés. Le Bushcraft et, a fortiori, la navigation naturelle visent à entretenir, voire à redécouvrir ces savoirs ancestraux. N'hésitez pas à consulter nos stages et nos sorties pour en apprendre davantage !

Pour en savoir plus :
Travaux de Anton Englert (Docteur en Archéologie au musée des vaisseaux Vikings à Roskilde, Danemark).
Librement adapté de l'article original de Irene Berg Petersen
Article de Guy Ropars, Albert Le Floch, et al."A depolarizer as a possible precise sunstone for Viking navigation by polarized skylight"
Les Cahiers de Sciences et Vie. Vikings; enquête sur les secrets des maîtres des mers

jeudi 20 août 2015

Nature Aventure Survie : Le podcast - Épisode 5 - Pierre Elie Gaspin (2/2)


En survie et en bushcraft, le couteau semble être l'un des outils les plus indispensables. Choisir un bon couteau et l'utiliser avec précaution devrait être la première chose que tout pratiquant de Bushcraft se doit de maîtriser.


Dans cette dernière partie, Pierre-Elie Gaspin, coutelier chez theoutdoorway.fr, nous donne quelques précieux conseils pour ceux qui utilisent régulièrement leurs lames.


Intervenant : Pierre-Elie Gaspin
Profession : Artisan Coutelier
Localisation : Magnan, France
Site internet : www.theoutdoorway.fr
Page Facebook : the outdoor way knives

mercredi 12 août 2015

Nature Aventure Survie : Le podcast - Épisode 4 - Pierre Elie Gaspin (1/2)


En survie et en bushcraft, le couteau semble être l'un des outils les plus indispensables. Choisir un bon couteau et l'utiliser avec précaution devrait être la première chose que tout pratiquant de Bushcraft se doit de maîtriser.


Pour l'épisode 4, nous allons parler de couteaux avec Pierre Elie Gaspin


Intervenant : Pierre-Elie Gaspin
Profession : Artisan Coutelier
Localisation : Magnan, France
Site internet : www.theoutdoorway.fr

mercredi 5 août 2015

Arriver à l'heure : La grille de temps en randonnée

Petite réalisation très simple pour améliorer ses capacités de navigation dans les environnements "fermés".

Si en plaines, il est aisé de repérer son objectif de loin, cela devient plus compliqué lors d'une randonnée empruntant des sentiers forestiers. La vision du paysage est alors obstruée et il devient difficile de localiser précisément sa cible, on utilisera alors un azimut avec sa boussole et sa carte.



Un petit outils très simple à réaliser et qui se révèle finalement très utile est la grille de temps.



Comment lire cette grille de temps :

  • Les colonnes sont réservées aux vitesses de marche (en Km/h).
  • Les lignes sont dédiées aux distances de référence à parcourir (en mètres).
  • Les temps aux intersections sont exprimés en minutes.
On notera que certains temps de parcours sont exprimés avec une décimale, on considérera alors qu'il s'agit d'une demi-minute (30 secondes). Les temps calculés sont arrondis à la demi-minute supérieure.

À quoi sert une grille de temps ?

Si vous savez qu'il vous reste 2 kilomètres à parcourir pour parvenir au prochain abri, combien de temps cela va vous prendre si vous marchez à une cadence vive proche de 5 Km/h ?

Sous la pluie, dans le froid, avec le ventre qui crie famine, est-ce que vous prendriez la peine de faire le calcul de tête ?
Assis chez vous, en train de lire l'article, pouvez-vous faire le calcul de tête ?

2 kilomètres à 5 Km/h se parcourent en 24 minutes d'après la grille de temps ci-dessus. Rien de plus simple que de lancer un décompte sur une montre digitale pour qu'elle nous avertisse que le temps est écoulé.

L'intérêt premier est d'éviter d'avoir à faire quelque calcul que ce soit.

Cela économise du temps et de l'énergie si rien qu'en regardant notre tableau, nous pouvons savoir qu'au terme de ces 24 minutes (approximativement) on DOIT être rendu à notre cible. Si ce n'est pas le cas et que le refuge n'est toujours pas en vue, il est fort probable que nous nous soyons fourvoyés dans notre itinéraire. La grille de temps se révèle ainsi être un outil prédictif qui nous averti d'une erreur de navigation dans un laps de temps très court.

La plupart des randonneurs égarés ont plutôt tendance à aller de l'avant en espérant qu'ils retrouveront un point remarquable dans les prochains kilomètres. La grille de temps vous permet d'apprécier vos propres erreurs avec plus de finesse. On prendra alors plus facilement la décision de rebrousser chemin ou, au minimum, de consulter sa carte avec un peu plus d'attention.

Une autre utilisation concrète est de pouvoir déterminer la distance que vous vous apprêtez à parcourir. Le rythme de toute randonnée varie au cours de la journée : vive le matin, plus lente en début d'après-midi après le repas... 

Vous pouvez ainsi répondre à une question du genre : "Quelle distance allons-nous parcourir dans les 30 prochaines minutes si nous venons de parcourir 700 mètres en 14 minutes ?"

D'après notre grille, cela signifie que nous marchons à 3 Km/h, on peut donc espérer couvrir 1500 mètres dans la prochaine demi-heure.


Comment réaliser sa grille de temps ?

Rien de plus simple, vous pouvez simplement photocopier la grille ci-dessus ou alors créer votre propre grille en suivant les étapes ci-dessous.

1 - Dans un tableur, commencer par indiquer les vitesses que l'on jugera utiles (selon les allures habituelles) et les distances que l'on souhaite connaître.



2 - Un premier calcul consistera à déterminer la distance parcourue en une minute. Ce résultat permettra d'établir le temps nécessaire pour parcourir les distances de référence.


Par exemple pour calculer combien de temps (en minutes) on devrait mettre pour parcourir 800 mètres à la vitesse de 4 Km/h, on posera le calcul suivant :

a - Ramener toutes les distances en mètres et le temps en minutes :

4000 / 60 = 66,67

On parcourra environ 67 mètres par minute à la vitesse de 4 Km/h

b - Calculer combien de temps sera nécessaire pour parcourir la distance voulue :

800 / 67 = 11,94

On parcourra 800 mètres en 12 minutes environ (arrondir à la demi-minute supérieure).


3 - Compléter la grille intégralement.

4 - Imprimer la grille à une échelle suffisante pour pouvoir la glisser dans un porte-carte ou pour pouvoir la coller au dos d'une boussole.

5 - Plastifier la grille pour la rendre imperméable.


6 - Utiliser une colle liquide puissante pour fixer la grille sur le boîtier d'une boussole, elle ne craindra pas l'humidité.

Il ne reste plus qu'à nettoyer les bavures de colle et à tester cela sur le terrain !

Cet article a été librement adapté des travaux de Paul Kirtley chez Frontier Bushcraft : Article original en Anglais