mercredi 14 décembre 2016

Un kit Bushcraft pour 100€

Le Bushcraft, c'est avant tout une somme de connaissances pratiques et de savoirs-faire. Il arrive cependant toujours un moment où, malgré toute notre bonne volonté, nous finissons par avoir besoin de matériel... Voici quelques pistes pour confectionner un kit de Bushcraft pour débutant à 100€.
Retrouvez ci-dessous des liens vers des articles au prix intéressant. N'hésitez pas à me contacter via les commentaires ci-dessous ou par mail si vous trouvez du matériel à prix moindre mais dont la qualité reste correcte.









2,95€ chez Décathlon


24,99€ chez Azimut-Nature

3,20€ chez Castorama

14,99€  chez Décathlon



22€ (+ frais de port) chez http://librairie-hussard.com/

Cet article vous a-t-il aidé à faire votre liste au papa Noël ? Pensez-vous à d'autres objets ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire ci-dessous ou sur la page Facebook.

mercredi 30 novembre 2016

L'encoche en bec ou "beak notch"

En Bushcraft, l'utilisation du bois pour réaliser divers ustensiles est partie intégrante de la pratique. L'encoche en bec (beak notch) est simple à réaliser et revêt de multiples applications : piquet de tente, déclencheur de piège, suspenseur pour le feu de camp. Cette sculpture fine doit permettre à une "dent" de bois de venir mordre une surface plane pour y tenir en équilibre. C'est également un excellent moyen de retenir une cordelette de tarp.

Dans cet article, vous pourrez suivre les étapes pour réaliser des piquets de tente.

Nous aurons besoin d'une branche de noisetier verte d'environ 60 centimètres. Pour couper proprement une branche de noisetier, plier le rejet à sa base et inciser selon un angle aigu. La torsion du bois facilite l'enfoncement de la lame.



En orientant la lame du couteau vers le côté (jointure du pouce et de l'index), creuser le milieu de la branche sur toute sa circonférence. On utilise ainsi une prise forte qui permet de creuser profondément tout en gardant le contrôle de la lame, on travaille au niveau de la poitrine en écartant les bras.


Le milieu étant creusé, il devient possible de casser en deux notre branche pour obtenir deux piquets. On peut peaufiner les têtes de piquets en les arrondissant, cela les rendra plus résistantes à la percussion d'un maillet lorsqu'il s'agira de les planter dans le sol. Les chocs risquent en effet de faire éclater le bois en écartant les fibres, voie royale pour le pourrissement rapide de vos piquets.

Tailler les extrémités opposées en pointes d'environ 15 centimètres.

Réaliser une incision en X grâce à un bâtonnage léger à environ 15 centimètres de la tête du piquet. J'essaye d'enfoncer la lame au maximum sur 1/3 de l'épaisseur de la branche.






Il s'agit désormais de sculpter une dent du côté de la tête du piquet. Pour ce faire, enlever progressivement de la matière de chaque côté du X. Sur la photo, j'utilise mon pouce pour travailler avec force tout en gardant le contrôle de ma lame. Il faut préserver la dent. Davantage de bois peut être enlevé de la partie inférieure, en remontant vers l'un des côtés de la dent en V.








Pour parfaire le travail, on peut venir couper verticalement en suivant les côtés de la dent en V. Cela permet de nettoyer la réalisation et d'en extraire les fibres de bois anarchiques.


La dent en elle-même, pour accroître son efficacité, pourra être sculptée de sorte que son arête remonte vers le sommet du piquet à mesure qu'elle s'enfonce dans le bois.                              






Encoche en bec terminée mais à nettoyer en son centre.






 Une fois terminée, la dent vient mordre les surfaces planes qu'on lui présente.
Cette encoche en bec est à la base de réalisations très simples comme le suspenseur de bouilloire pour le feu de camp ou les piquets de tente qui facilitent l'ancrage du tarp. 

Suspenseur et bouilloire  © Spixiz




Depuis un petit moment et pour cet article, j'utilise une modification du couteau "pisteur" réalisé par Pierre-Elie Gaspin (theoutdoorway.fr). Pour découvrir son superbe travail, écoutez son interview ou rendez-vous sur son site.




dimanche 30 octobre 2016

Comment nouer une drisse à déploiement rapide

Après une bonne nuit passée à la fraîche, il est temps de lever le camp...

Un tarp, ça se plie soigneusement mais surtout, il faut éviter d'emmêler les cordelettes. Une drisse à déploiement rapide facilite le rangement et l'utilisation directe de la corde puisqu'il suffit de tirer dessus pour tout dérouler.


Un tarp au petit matin

Combien de temps perdez-vous avec des cordelettes mal nouées, emmêlées, enchevêtrées ? Gardez à l'esprit que ce n'est pas le rangement qui doit être fait dans l'urgence mais plutôt le déploiement. Il vaut mieux perdre quelques instants à ranger de façon soigneuse son abri plutôt que de galérer à dénouer des cordelettes sous une pluie battante pendant un quart d'heure. Votre nuit n'en sera que plus confortable.

Voici un moyen pour garder vos cordelettes bien organisées et votre tarp bien rangé. Oui, cela demande du temps au départ, avec l'entraînement, une drisse peut être réalisée en moins d'une minute. Si votre tarp compte 6 cordelettes, cela demandera donc, grosso modo, un effort de 6 minutes...

La drisse terminée ressemble à un petit fagot de corde soigneusement disposée en huit et présente en son milieu un enroulement serré. Une extrémité de la cordelette est liée au tarp, l'autre reste libre.

La drisse est un petit fagot de cordelette soigneusement noué.

Pour dérouler la cordelette, il suffit de tirer sur l'extrémité liée au tarp.


Cette réalisation est extrêmement simple, elle demande seulement un peu de soin et de temps. S'il est tentant de replier son tarp en laissant les cordes en bazar, cette méthode vous fera au final perdre du temps puisqu'il faudra toujours démêler les nœuds et enchevêtrements avant de pouvoir déployer son tarp et installer son camp.

La drisse à déploiement rapide demande un peu de temps pour être réalisée mais elle se défait en un clin d’œil.

Pour commencer, dérouler l'ensemble de la corde de sorte qu'elle soit facilement manipulable et qu'il n'y ait aucun nœud dessus. Fermer la main en un poing puis déplier le pouce et l'auriculaire.


Il va falloir enrouler la cordelette pour former un huit entre le pouce et l'auriculaire en serrant suffisamment pour que l'ensemble se maintienne. On place la main au plus près du tarp et l'on ramène ainsi l'extrémité libre.

Enroulement en huit.

Lorsqu'il ne reste plus qu'une trentaine de centimètres de corde, on poursuit l'enroulement en huit vers le tarp, on contourne le pouce et au lieu de venir contourner l'auriculaire, on sort les doigts de leur carcan.

Tout en maintenant la structure de la drisse, on viendra enrouler la corde en partant de la boucle la plus éloignée du tarp et en remontant le long du huit. Cet enroulement doit être le plus serré possible pour maintenir l'ensemble de la corde sans qu'elle ne puisse se défaire autrement que par intervention humaine.

Un enroulement serré garantira le maintien de la drisse

Vient la partie la plus technique...
Il va falloir venir placer l'extrémité libre de la cordelette dans l'une des boucles. Mais pour éviter que cela ne forme un noeud, il faut bien choisir sa boucle de verrouillage... Voici comment :

Maintenir la drisse d'une main et tirer sur la cordelette reliée au tarp, on verra une boucle de la drisse se resserrer.

L'une des boucles se resserre (à droite de mon pouce, au dessus de la jointure de mes phalanges d'index)

Cette boucle est donc reliée à la cordelette liée au tarp, elle va nous indiquer également de quelle boucle opposée elle dépend. Pour cela, tirer sur les côtés de celle-ci, un côté est relié au tarp, l'autre viendra resserrer un boucle de l'autre côté de l'enroulement central.

Une boucle du côté opposé se resserre (en dessous de l'ongle de mon pouce droit)

C'est dans cette boucle resserrée que l'on viendra passer l'extrémité libre de la cordelette, cela permettra un déploiement sans anicroche.

L'extrémité libre passe dans la boucle identifiée

On viendra reprendre la boucle précédente pour verrouiller l'extrémité libre de façon serrée.

La boucle est resserrée pour verrouiller l'extrémité de corde libre


La drisse est verrouillée

Nous voici donc avec une drisse à déploiement rapide verrouillée et fonctionnelle. Soignons un peu le travail en donnant un aspect plus régulier. Rien de plus simple, puisque la boucle qui nous a servi à identifier celle qui allait verrouiller l'extrémité libre est démesurée, il suffira de tirer sur la corde qui nous a servi à identifier cette dernière : la cordelette liée au tarp.

Tirer sur la cordelette liée au tarp pour égaliser les boucles


Une drisse à déploiement rapide terminée et fonctionnelle

Pour voir cette réalisation en vidéo, je vous invite à regarder la vidéo suivante "Monter un tarp avec 3 noeuds" tirée de ma chaîne youtube.


Nouer la drisse en vidéo

Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour plus d'informations et de trucs et astuces. Vous pouvez également visiter la page Facebook ou ma chaîne Youtube.

Je vous retrouve tous les deux mois dans le magazine SURVIVAL disponible en kiosques et vous invite à précommander l'ouvrage "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" bientôt disponible.

Bonne journée, bon Bushcraft !

vendredi 21 octobre 2016

Nature Aventure Survie : Le Podcast - Désormais téléchargeable !

Les podcasts c'est sympa à écouter mais c'est quand même beaucoup plus pratique à emporter avec soi...



En balade, en voiture, vous pouvez désormais retrouver le podcast "Nature Aventure Survie" sous format MP3 directement téléchargeable (et toujours gratuit !) en suivant le lien suivant :



Au fil des épisodes, vous pourrez découvrir le monde du Bushcraft, de la Survie et du survivalisme en compagnie d'experts de renommée internationale. Ce travail collaboratif permet d'ouvrir les horizons et de découvrir des domaines variés ou de briser quelques mythes.

Parmi les invités, on pourra retrouver :

  • Luckylode Bushcraft (Bushcraft d'inspiration préhistorique)
  • Frédéric Faudemer (Instructeur de self-défense)
  • Pierre-Elie Gaspin (Artisan coutelier)
  • Laurence Talleux (Spécialiste des plantes sauvages)
  • Jean Luc Rieu (Spécialiste de la préhistoire)
  • Volwest (Survivaliste)
  • Tristan Gooley (Le navigateur naturel)
  • Paul Kirtley (Moniteur de Bushcraft et de survie)



Paul Kirtley, instructeur de Bushcraft britannique connu mondialement fait une petite pub pour le podcast "Nature Aventure Survie"

J'espère que ce travail vous a plu, j'ai bon espoir de réaliser de nouvelles interviews dans l'avenir... Restez connectés via la newsletter ou ma page Facebook !

Bonne écoute, bon Bushcraft !

dimanche 16 octobre 2016

Porte-clé firesteel et paracorde - The Friendly Swede

Depuis des années, je trimbale un couteau suisse Victorinox (modèle Fisherman) sur mon trousseau de clé. La marque Suédoise "The Friendly Swede" vient de me proposer un nouveau gadget à ajouter.


Un porte-clé équipé de paracorde et d'un firesteel.


Vendus par 2, ces firesteels se présentent sous la forme d'un étui métallique. En dévissant un extrémité, on découvre un petit grattoir très bien profilé mais insuffisant pour gratter de l'écorce de bouleau (mais produit de très bonnes étincelles). La forme de l'ensemble rappelle les objets de self-défense appelés "Kubotan".


Vidéo de présentation


La tige de ferrocerium est suffisamment longue pour être utilisée facilement, son diamètre la rendra suffisamment durable.

Un manchon de paracorde vient compléter le kit, on disposera ainsi d'environ 2 mètres.


Kit de survie avec paracorde boostée

The Friendly Swede propose un nouveau kit de survie comprenant de très nombreux objets et surtout, quelques bonnes idées.


On trouvera ainsi :

  • Une couverture de survie
  • De nombreux sachets zip-lock
  • Une boussole
  • Un sifflet de détresse
  • De la paracord un peu spéciale...
Paracorde "boostée" : 7 filins de nylon mais également un fil de cuivre, une ligne de pêche et une cordelette allume-feu ! 

Par contre, comme pour n'importe quel kit de survie, le gros ennui est qu'il faut déjà être familier avec les différents outils fournis. Le firesteel est fin et court, le grattoir fourni sert également de couteau, il faudra donc maîtriser au préalable l'allumage pour espérer les utiliser à bon escient.

VIDEO DE PRESENTATION


Un gros bémol donc pour la scie à main qui a rompu dès la première utilisation ! Quel dommage, ce type de scie "commando" peut donner de bons résultats mais montre très vite ses limites.

Cela permet d'insister sur un point capital : le meilleur kit de survie sera celui que vous aurez confectionné avec des outils que vous connaissez et que vous maîtrisez.

On retrouve donc encore une fois la bonne qualité des produits (sauf la scie) The Friendly Swede, simplicité et robustesse.



mercredi 12 octobre 2016

La camomille sauvage - Les plantes bushcraft - épisode 6

Voici une petite plante très commune en Europe sur les bords des champs, des chemins et dans les friches : la camomille sauvage (Matricaria recutita) aussi appelée camomille allemande ou matricaire.

LES PLANTES BUSHCRAFT - ÉPISODE 6

Cette camomille contient moins d'esters apaisants mais conserve l'odeur et la saveur agréables de la camomille cultivée. Elle est utile pour soulager les douleurs abdominales mais elle peut aussi servir à donner un coup d'éclat à des cheveux fatigués.


  • Faire bouillir 1 litre d'eau et y plonger au moins 100 grammes d'inflorescences de camomille.
  • Couper le feu et laisser tiédir.
  • Sous la douche, utiliser le liquide pour rincer le shampoing tout en massant le cuir chevelu.


Cette vidéo vous a plu ? Rendez-vous à l'adresse ci-dessous pour découvrir d'autres plantes Bushcraft !


Pour découvrir davantage de plantes et leurs usages, vous pouvez d'ores et déjà commander le livre "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" en cliquant sur le lien suivant.

Précommande au tarif préférentiel de 22€
(contre 27€ à la sortie)


Bonne journée, bon Bushcraft !

dimanche 9 octobre 2016

Aperçu du magazine SURVIVAL #4

Le numéro 4 du magazine SURVIVAL est en kiosque !

Voici un aperçu de son contenu avec des articles très intéressants sur l'autonomie énergétique, la base autonome durable, comment allumer un feu au firesteel, la téléphonie satellitaire, l'abri de survie naturel et une interview exclusive de Piero San Giorgio figure du survivalisme francophone.

Et puis, chers lecteurs réguliers, cherchez bien, il y a à l'intérieur une petite surprise (que ceux qui ont souscrit à la newsletter ont pu découvrir en avant-première).

dimanche 2 octobre 2016

The Friendly Swede - Firesteel avec miroir de détresse

Si jusqu'à présent j'allais surtout lorgner du côté de "Light my Fire" pour la qualité de leurs firesteel, voici un article qui m'a fait changer d'avis...



Ce firesteel "The Friendly Swede" présente un manche en bois qui renferme un miroir de détresse, on aurait pu y loger une boussole mais une surface réfléchissante est intéressante pour se signaler à nos congénères.

La pierre à briquet en elle-même est vraiment agréable à utiliser : longue, épaisse, la jointure tige / manche est robuste, la prise en main ergonomique et on retrouve un excellent grattoir acéré qui permet de produire de superbes gerbes d'étincelles.

Pour seulement 8€ (contre une dizaine chez "Light my fire"), on a donc un firesteel facile à utiliser et à manipuler. À ce tarif là, je pense que je vais changer de fournisseur...


dimanche 25 septembre 2016

Prévenir avant de partir à l'aventure

Mieux vaut prévenir…

Personne ne part faire un tour dans la verte en s’imaginant devoir faire l’objet d’une opération de secours de grande envergure. Pourtant, il vous suffit de taper « randonneur perdu » dans un moteur de recherche pour vous rendre compte de la fréquence élevée de ce genre d’événements.

L’histoire d’Aaron Ralston est un cas d’école. Parti pour un trek dans les canyons de l’Utah, il restera bloqué 5 jours, le bras coincé par la chute d’un rocher sans que personne ne connaisse sa position ou ne s’inquiète de sa disparition. Il parviendra à se libérer en sectionnant le membre prisonnier. Son histoire a été portée au cinéma sous le titre « 127 heures ». Depuis, il laisse toujours un mot pour dire où il compte se rendre. Peut-être pouvons-nous nous inspirer de cet exemple.



I – Laisser un mot

Que ce soit aller chercher du pain au coin de la rue ou pour une balade un peu plus exigeante, il est toujours raisonnable de prévenir nos proches de nos déplacements. Votre chère et tendre ne s’inquiétera donc pas de votre absence à moins que vous ne vous éternisiez avec la boulangère. Pour une sortie nature ou randonnée, il semble logique d’avertir une personne de confiance de votre destination et de l’heure à laquelle vous comptez rentrer. Cette personne de confiance n’a pas à partager votre vie 24 heures sur 24, le mot peut très bien être envoyé par mail ou SMS. Si l’on insiste sur le mot « personne de confiance » c’est qu’elle doit être lucide sur vos activités et capable de déclencher les recherches sans signe de vie de votre part. En plus de l’heure estimée de retour à la civilisation, on pourra donner une heure pour tirer le signal d’alarme.

Par exemple, vous avez averti votre chère « man-man » que vous prévoyez une randonnée autour du village de Bouc-Étourdis durant une après-midi, vous pensez en avoir terminé pour 16 heures mais vous la prévenez qu’il faudra vraiment s’inquiéter à partir de 18 heures. Sans nouvelles de votre part, man-man n’a plus qu’à vous téléphoner et, sans réponse, composer le 17 ou le 112 pour alerter les secours. Elle manquera donc le début de « Questions pour un Champion » mais pourrait bien vous sauver la vie.


Prévenir un proche peut-être fait même à distance grâce aux SMS et aux emails.

Inversement, si vous vous êtes fourré dans une situation comparable à celle d’Aaron Ralston, vous savez qu’il vous faut tenir jusque dans la soirée pour que les secours se mettent en marche. Les recherches risquent de prendre du temps mais elles pourront être grandement facilitées par l’élément suivant.

II – La feuille de route

Les points de départ de la plupart des randonnées sont pourvus de parkings où chacun noue solidement ses lacets, inspecte son sac à dos et avale une gorgée d’eau avant de se mettre en route. Cela signifie que c’est prioritairement à cet endroit que les secours débuteront leurs recherches pour essayer de trouver votre véhicule (signe que vous n’est vraiment pas rentré au bercail).
La feuille de route est un simple bout de papier sur lequel vous aurez griffonné des informations sommaires permettant de déclencher ou non une recherche plus approfondie : Nom et prénom des participants, téléphone mobile, itinéraire envisagé, date, heure de départ, heure de retour estimée. Elle devra être étoffée dans le cas d’une randonnée sur plusieurs jours avec le détail des étapes envisagées (jour 1 – objectif – lieu de bivouac / gîte ; jour 2…).

Vous êtes incapable de noter ces informations ? C’est que votre voyage est mal planifié et ne peut que vous conduire à des complications ! Prévue en amont de toute sortie, elle peut également être transmise à un proche de confiance par courriel.


Pour écrire une bonne feuille de route, rien de plus simple, il suffit de laisser accessible dans votre voiture un petit bloc-note et un feutre sombre (cela permet d’écrire gros au cas où votre sauveur serait myope comme une taupe). Le message pourra ensuite être placé derrière une vitre en prenant en faisant un choix qui peut mener à deux issues différentes : si pour une balade à la journée, vous vous garez dans un lieu reculé et peu fréquenté, le mot peut-être laissé en évidence sans soucis. Dans le cas d’un parking très fréquenté et a fortiori touristique, gare à la fauche ! La feuille de route serait là pour rassurer la première frappe venue qu’il a encore quelques heures devant lui pour s’occuper de votre boîte à gant ou de votre superbe berline rutilante… Comme toujours, le choix se fera selon vos critères d’appréciation et le lieu que vous visitez.  


III – La carte d’informations personnelles

Voilà la cavalerie ! Hélicos, 4x4 et tout le tralala ! Les secouristes sont enfin arrivés mais vous voilà bien embêté avec votre déshydratation / état de choc / épuisement / empoisonnement / traumatisme crânien / fracture de la mâchoire / inconscience / coma (rayer les mentions inutiles) qui vous empêche de vous exprimer. Comment les prévenir d’une allergie ? De votre groupe sanguin ? Ou tout simplement de votre identité (seront-ils sûr que c’est bien vous qu’ils recherchaient et pas quelqu’un d’autre) ?

Ce genre d’informations devraient, dans une société logique et pragmatique, figurer en bonne et due forme sur notre carte vitale n’est-ce pas ? Mais puisque ce n’est pas le cas, nous allons devoir faire le travail nous-même. On ira donc fabriquer une carte d’informations personnelles qui sera organisée de façon à adopter un format carte de crédit, elle peut très bien être dactylographiée ou tapée à l’ordinateur. Vous pouvez très bien photocopier le modèle proposé ci-dessous et le compléter à la main.



Un exemple de carte à compléter avec vos données personnelles.

Il est vivement conseillé de faire plastifier cette carte afin que les informations restent lisibles même après un petit séjour dans l’eau glacée d’une rivière ou sous une lourde pluie insistante. Certains sac à dos disposent d’un emplacement plastifié pour y insérer une telle fiche, pourquoi ne pas également en glisser une dans notre porte-feuille pour la vie de tous les jours ? En cas de gros problème sur votre lieu de travail, dans les transports, durant vos loisirs, vous pourrez plus efficacement être identifié et pris en charge. Vous mettez ainsi davantage de chances de votre côté, en particulier dans une situation chaotique comme notre pays en a malheureusement connu très récemment.


Certains sacs à dos disposent d’un emplacement dédié aux cartes d’information.


Toutes ces précautions sont simples à prendre, ne demandent aucun effort si ce n’est de gribouiller sur un papier et/ou d’envoyer un SMS. Une situation de détresse sera psychologiquement beaucoup plus facile à aborder en sachant que l’aide sera bientôt mise en chemin plutôt que de se morfondre en se demandant qui pourra bien penser à votre absence (ne comptez pas forcément sur votre employeur pour remuer ciel et terre dès le lundi matin). Néanmoins, ces méthodes, aussi efficaces soient-elles ne doivent être envisagées qu’en tant que filet de sécurité. Les premiers remparts face aux complications sur le terrain seront notre réactivité et l’adéquation du matériel que nous avons sélectionné avec les conditions rencontrées. Et oui, il fallait écouter man-man qui vous conseillait de prendre une petite laine avant de sortir ! En tant que citoyens responsables, nous nous devons d’apprécier finement le degré de risque encouru lors de nos sorties, d’envisager les complications possibles et bien entendu, de ne pas tenter le diable pour ne pas se mettre « dedans » jusqu’au cou…



jeudi 1 septembre 2016

Test : Collier de paracorde avec firesteel [THE FRIENDLY SWEDE]

Nouveauté dans la gamme outdoor / tactique de la marque "The Friendly Swede", le collier de paracorde avec firesteel et grattoir.

TEST VIDEO


La taille du firesteel est un facteur limitant puisqu'il faudra beaucoup d'entrainement et le choix d'un excellent initiateur de feu (ici des akènes de massette mais on peut penser à du coton ou de l'alcool à brûler) pour espérer allumer un feu. À réserver aux aficionados du look "tactique" qui savent déjà bien manier la pierre à feu.

Cliquez sur l'image pour visiter la boutique


samedi 27 août 2016

Reconnaître le sureau noir (recette de tarte au sureau)

Le sureau noir (Sambucus nigra) est un arbre à feuilles caduques largement répandu en Europe. Ses fleurs parfument l'air au printemps et entrent dans la composition de nombreuses recettes.

Vers la fin de l'été, à partir du mois d'août, on peut voir apparaître ses baies noirs que de nombreuses personnes considèrent comme toxiques par méconnaissance de l'arbre. Il est vrai cependant que le sureau hièble (Sambucus ebulus) peut provoquer des nausées et vomissements lors de l'ingestion mais généralement sans gravité. Comment donc différencier les deux plantes pour se régaler ?






Le sureau noir est un arbre, c'est-à-dire qu'il comporte un tronc ligneux (fait de bois) à l'écorce claire tirant sur le jaune et à l'apparence tigrée. Son bois est creux et renferme une moelle spongieuse blanche. Le sureau hièble en revanche n'est qu'une plante herbacée, elle ne produit pas de bois et donc pas de tronc ligneux, elle ne se ramifie pas.



Photo : Du bois, un tronc, c'est le sureau noir.
©Alban Cambe






Les baies noires-violacées du sureau noir sont groupées en grappes (le terme exact est "corymbe") tombantes ayant un pédoncule rouge. Le sureau hièble présente également des baies noires mais les corymbes ont un port dressé. La fructification ne se produit pas au même moment : été pour le sureau noir, automne pour le sureau hièble.




Photo droite : Une plante herbacée sans tronc, le sureau hièble.
©Alban Cambe



Photo gauche : Les baies du sureau noir sont tombantes.
©Alban Cambe



Les risques de confusion sont donc réduits. La cueillette se fait dès le mois d'août pour la confection de confitures et tartes. Le goût des baies fraîches est acidulé quoique insipide mais elles se révèlent à la cuisson.


Recette de tarte au sureau et aux pommes :

  • 2 œufs
  • 1 noix de beurre
  • 2 pommes
  • 30g de farine
  • 70g de sucre
  • 500g de baies de sureau
  • 200g de crème fraîche
  • 1 pâte sablée


  1. Éplucher et couper les pommes en gros dés. Les faire caraméliser dans une poêle avec du beurre.
  2. Mélanger les œufs, la farine, le sucre, la crème fraîche pour obtenir un mélange homogène puis y ajouter les baies de sureau soigneusement rincées.
  3. Étaler le mélange sur une pâte sablée disposée dans un moule à tarte.
  4. Recouvrir avec les pommes caramélisées, rajouter selon l'envie un peu de cassonade sur le dessus.
  5. Enfourner à 180°C pendant 45 minutes.

Photo : Tarte pomme / sureau, un délice ! ©Alban Cambe


Le sureau fait partie de ces fruits dont on se méfie et nos parents nous ont toujours dit de ne pas mettre n'importe quelle baie dans notre bouche. Une fois la reconnaissance assurée, l'essayer c'est l'adopter.

Pour réaliser des cueillettes en toute sérénité, le guide Delachaux des plantes par la couleur reste une valeur sûre. 

dimanche 21 août 2016

Polypore soufré ou "poulet des bois"

Au cours d'une sortie, je suis tombé totalement par hasard (comme souvent lorsque l'on fait de belles découvertes) sur ces drôles d'amas jaunes vifs.


Ces champignons poussant sur les troncs d'arbres, dépourvus de pieds, sont appelés "polypores". L'amadouvier (Fomes fomentarius) en est un exemple célèbre. Nous avons ici le fameux polypore soufré (Laetiporus sulphureus) que les anglo-saxons surnomment "chicken of the wood" c'est-à-dire "poulet des bois".


Sa couleur vire du rose / orange jusqu'à jaune vif avec la marge plus claire. La face inférieure est d'un jaune soufre très marqué. La chair est ferme, l'aspect du polypore classique se retrouve encore que, il semblerait qu'il émerge des troncs par un pied unique. Il peut atteindre des tailles assez impressionnantes.


À la coupe, la chair apparaît jaune et exsude un liquide. Une odeur légèrement âcre s'en dégage mais l'effluve fongique est omniprésente.

Pour le cuisiner, rien de plus simple : en découper des lamelles d'environ un centimètre d'épaisseur et les jeter dans une poêle bien chaude contenant de l'huile d'olive et quelques morceaux d'ail. Saler, poivrer.


 Le goût de poulet est présent après un peu de mastication, la chair est ferme, parfois trop mais l'absence de réelle saveur fait de ce champignon un comestible passable. Son abondance en revanche en fait un petit plaisir original et sa texture carnée le rend rassasiant. Une ressource que l'on consommera donc en petite quantité.

Et vous, en avez-vous déjà goûté ?